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daturalover
MembreJe me vois pas fold river vu le degré de commitment.
Ton 3 barrel est bon car tu peux value T9s,98s, 55 et des OVP. Soit au moins 9 combosVilain dispose d’un PFR de 15% et il est surement plus large que cela au bouton : 25-30% donc il aura des connecteurs dans sa range.
Perso j’aurais bet river 2/3 pot ou 3/4 pot donc la question de trouver un fold sur le raise ne se pose pas
Il y a 3 combos TT et 4 combos 76s qui te battent. J’ai du mal à voir vilain caller pour le gutshot QJ mais why not.
daturalover
MembreJe viens de voir le spoiler, Vilain qui transforme une main de showdown en main de bluff sur board pairé bon ben deuxième catégorie. Nice catch

daturalover
MembreHum vilain est fish passive CS ou fish aggro qui aime steal sur les scary cards ?
Premier profil je folde
2eme profil s’il est vraiment aggro je call7 février 2013 à 17h17 en réponse à : [NL30] mauvaise décision flop mais possible spot de bluff catch river ? #40639daturalover
MembreAh oui et j’open K8o pour le fish au BB.
daturalover
MembreMerci Pe4nuts pour ton intervention.
Effectivement le libéralisme dans sa définition politique large correspond à ce que tu décris. Sur ce plan je préfèrerais employer d’ailleurs le terme libertinage au sens philosophique, courant de pensée luttant contre toutes formes de dogme, de restriction et prônant la liberté des individus.L’emploi du terme libéralisme et néolibéralisme dans mon texte est celui associé aux théories de Friedmann et Hayek qui se focalisent sur la liberté économique totale et le refus de tout interventionnisme de l’état. La question de la responsabilité individuelle est d’ailleurs un point important car dans les théories libérales économiques, il existe un optimisme discutable quant au bon vouloir des individus dans un cadre légal ultra permissif.
Historiquement les thèses liés à l’interventionnisme et la régulation s’appuient sur les thèses rationalistes et rousseauistes liées à l’esprit des lumières. Le libéralisme économique vient avec l’avènement de la révolution industrielle du 19ème siècle, et les philosophes empiriques anglais. Il est intéressant de constater que dans les différences de point de vue françaises, anglaises et américaines – pour l’Amérique il serait bon de citer l’impact du calvinisme sur leur vison économique – on retrouve ce socle historique.
Personnellement je défend la liberté individuelle mais je remet en cause les théories libérales – tel que j’ai défini le terme libéral – car sous couverts de liberté individuelle elles n’offrent aux individus qu’une liberté réduite au droit à l’achat dans un monde du rendement financier et de surconsommation. J’oppose ainsi la beauté de la liberté à la perversité du libéralisme.
Le débat est ouvert, ce post a été écrit sur le vif et je songerai à développer dans mes moments de réflexion une argumentation construite. Il me vient à l’esprit cette phrase magnifique de Camus : « la recherche de la vérité n’empêche pas de prendre parti ».
daturalover
MembreDésolé loin de moi l’idée d’imposer brutalement mon point de vue. Mais je ne pensais offenser personne en déclarant que le joueur que j’avais en face de moi n’aura jamais les raisonnements poussés que tu tiendrais à sa place dans le même spot. A prendre comme un compliment sincère.
Toutes mes excuses si j’ai été maladroit.daturalover
MembreMerci pour les compliments, ça fait plaisir.
daturalover
MembreSalut
Je pense que je prend l’option du check back au flop.
L’idée du second barrel après avoir bet flop me semble bon également mais avec un plus petit sizing : 5-7 euros max. Je peux très bien faire ce même sizing dans un pot 3bet avec la flush. En même temps pas mal de regs se level sur mes petits sizing et du coup j’hésite à équilibrer avec des bluffs. Idem au flop je size 1/2 pot max.Tu as une idée de la range de 3bet light de ce reg ?
Je serais intéressé par l’avis des experts de l’étage du dessus. J’espère qu’une des pointures du site va promener son âme charitable sur ton post.daturalover
MembreBonjour,
J’ai hésité longuement à prendre part à ce topic sulfureux sur un site dédié avant tout au poker et j’espère rester en bonne intelligence avec l’ensemble de ses membres. Doté d’une conscience politique et marqué à gauche, je ne vais pas développer et argumenter directement sur ce qui a été dit plus haut. Je dépose toutefois quelques réflexions posées sur le papier par par mes soins à mes heures perdues.
Dieu, Staline et Goldman Sachs
Marx énonçait que la religion est l’opium du peuple. Selon lui la question n’était pas de prouver où d’infirmer l’existence de Dieu, mais de reconnaître l’effet néfaste de l’instrumentalisation du pouvoir religieux sur le peuple. Les plus démunis devaient se plier sans révolte devant la volonté des puissants puisque seul importait la vie future au royaume des cieux. Cette vision facilitait l’obéissance des masses et réduisait au silence les pauvres dont le mécontentement ne pouvait plus trouver de justification morale. Nés pour souffrir sur une terre de misère et bénéficiaires de la rédemption céleste dans l’au-delà, leur sort était de vivre contraints et forcés dans l’obéissance. Cette passivité entretenue par l’église facilitait la domination de l’élite bourgeoise. Marx concluait qu’il fallait se débarrasser de Dieu pour que le peuple libéré de sa culpabilité judéo-chrétienne mène à bien une lutte juste face à l’oppression des possédants.
Le positivisme, l’évolutionnisme, l’existentialisme, le communisme entrainèrent la chute du pouvoir religieux. Malheureusement, Marx s’était trompé, supprimer Dieu ne change rien.
Le communisme dans sa version léniniste et stalinienne créa sa propre métaphysique sans Dieu certes, mais avec un culte de l’état autoritaire et une nouvelle mystique prêchant une utopie en devenir. D’ailleurs l’URSS ne se disait pas communiste mais en voie vers le communisme, sorte de nirvana inatteignable avec comme moyen pour y parvenir, un système profitant à une classe minoritaire sous les traits d’apparatchiks tous puissants. La classe dirigeante trouvait ainsi la manière de faire taire toute contestation en s’octroyant seule le droit de dessiner l’avenir du peuple en justifiant cela par sa recherche du bien commun.
Le libéralisme assume que l’homme n’est qu’homo économicus, agent économique ayant pour unique but la recherche du profit. Dans cette simplification que l’on pourrait déjà contester, le raisonnement mathématique qui en découle nous répète qu’un agent économique non performant finit par mourir et se remplace par de nouveaux agents créateurs de richesse obéissant à la toute puissante main invisible du marché.
Vaste oubli que celui de ne jamais mentionner que se cachent derrière ce terme facile d’agent économique des hommes et des sociétés. Malheureusement l’incarnation faite de chair et de sang de l’agent économique improductif ne meurt jamais de sa belle mort sans se plaindre afin de satisfaire à la logique du marché parfait. Si c’était le cas, nous ne connaîtrions jamais ces crises à répétition de plus en plus virulentes qui secouent le système capitaliste. Cette conception de laboratoire qu’est le néolibéralisme oublie que l’humain se défend toujours lorsque sa survie est menacée.
Tout serait plus simple s’il s’effaçait gentiment afin de complaire à la mathématique de nos économistes. Toutefois dans la réalité, les pauvres, les chômeurs, les mécontents, les crève-la faim finissent toujours par troubler l’ordre social.
De précédentes doctrines ont essayé de les supprimer purement et simplement. Le fascisme et le nazisme avaient trouvé une parfaite combinaison économique par des camps de travail et une économie de guerre.
Indépendamment de sa monstruosité, on ne peut nier le talent d’Hitler quand il œuvra au redressement de l’état Allemand. Churchill lui-même écrivait dans les années 30, en pleine crise économique mondiale, qu’il manquait à l’Angleterre un homme de la trempe d’Hitler. Considérer l’humain comme une simple machine productive simplifie évidemment l’équation. Il est effectivement possible de faire du profit en arrachant les dents en or de tout un peuple. Rien n’est plus logique ni plus efficace. Est-ce que cela justifie pour autant l’application de telles méthodes ? Toute personne possédant un semblant d’humanité sera forcée de reconnaître que non. Personne n’oserait sur la place publique se prévaloir de la doctrine de Malthus.Pourtant tous les jours des hommes sont sacrifiés sur l’autel de la productivité et de la compétitivité sous la houlette du principe souverain de la logique économique.
Un homme n’a de valeur que s’il contribue à la création de profit et cette vision est défendue becs et ongles par tous les relais des dominants au sein des médias.
Nous avons oublié que cette mathématisation aveugle débouche alors sur la destruction de toute humanité. A notre décharge, force est de constater que le système libéral maquille son implacable dureté sous une rhétorique qui elle, échappe à toute rationalité.Les arguments ne sont plus guidés par la raison mais par un champ lexical digne d’un courant ésotérique. Tous les jours dans les médias nous entendons les défenseurs de l’idéologie libérale parler de leur foi dans le capitalisme. Les discours des analystes boursiers regorgent de phrases telles que l’optimisme des marché, la confiance des investisseurs, le dynamisme du marché, la main invisible du marché. Il est étrange d’entendre de la bouche de ceux qui s’affirment dépositaires d’une science appelée économie, des arguments et une dialectique proche du discours religieux. Ces mêmes intervenants reprochent à leurs détracteurs de manquer de réalisme et de rationalité dès qu’il s’agit de proposer une alternative à l’économie libérale. Leur idéologie fonctionne comme un père jésuite qui oppose l’argument de la raison aux croyances animistes de sociétés qu’il considère primitives, mais qui ne peut que parler de foi et d’absolue confiance en l’existence de son Dieu chrétien quand il prêche la conversion.
Il est effrayant de constater que le libéralisme a remplacé la religion par une métaphysique proche de la rhétorique stalinienne sous bien des aspects. Il a trouvé dans sa forme moderne une mystique malthusienne dont le point focal est ce fameux terme de main invisible du marché. Nous constatons tous les jours les dégâts provoqués sur l’humain par l’absence de réglementation et de garde fous à la recherche du profit. Pourtant l’économiste néolibéral brandit tel un mantra le concept du marché autorégulé et semble le seul habilité – ou tout du moins il s’arroge ce privilège unilatéral – à analyser et poser les règles du monde moderne.
L’économiste devenu le prêtre d’une religion nouvelle qu’est le néolibéralisme, le capital peut alors se satisfaire pleinement de la disparition de Dieu.daturalover
MembreMerci pour vos réponses,
J’essaie de think out of the box en ce moment en réfléchissant un max sur mes sizings. Du coup j’ennuie tout le monde en cherchant à analyser sous tous les angles chaque situation. Veuillez m’excuser si je lasse la communauté qui a la gentillesse de lire et répondre avec tact à toutes mes questions.
Merci pour le temps accordé.daturalover
MembreTa range de value perçue quand tu calls préflop c’est en prenant une range de défense assez aggro :AQ,AJ,JJ, TT,99 voir 88 et KQ,KJ,Ats,QJs,Kts,QTs,Jts. 120 combos environ
Du coup tout ton range connecte sauf Ats et Kts et encore 2 combos touche les nuts flush ou second nut il reste 6 combos que vilain bat sur les 120 combos.
Si tu ne bettes jamais river avec DP, TP, set car tu check back à cause de la flush card mais que tu bettes en value la flush et en bluff les missed flush, dans ce cas tu disposes de 6 combos de bluff et de 4 combos flush AhTh,KhTh,KhJh,JhTh et vilain trouve un call avec la cote.
Mais pour cela il faut être sur que tu ne shoves jamais en thin value, donc sans gros read…
Je pense que vilain est nul. En même temps des regs décents qui se transforment en fish dans les pots 3bet en NL10-NL30 y en a un sacré %. Entre ceux qui 3barrel comme des donks ATC, et ceux qui callent 3 barrel ATC…daturalover
MembreJe pense que sans read c’est un fold. Ici Vilain peut faire ça avec un 8, un J. Vilain est passif préflop, j’assume sans infos supplémentaires qu’il l’est également postflop. Du coup je le pose sur KJ au minimum. Même face à un aggro fish qui aime bluffer les paired board le spot me semble dangereux donc je give up.
Perso je pense que ce n’est jamais un bon flop à cbet sauf face à vilain très FoF avec un haut taux de Fold to cbet.
On ne fait jamais folder Ax dans ce spot de cbet, ni les connecteurs 76,65,87,98, ni les pockets inférieurs. Nous sommes dans une situation soit way behind, soit au mieux 50/50. Le mieux est de contrôler le pot, chercher un cheap showdown car notre main a un peu d’équité et bet en value une street ou 2 suivant le profil de vilain si on touche K ou Q.
daturalover
Membreje viens de regarder le spoiler,
wouah soit vilain est mauvais ou alors il bon à un point où je ne peux le comprendre. Tu as l’image la plus bluffy du monde dans les pots 3 bets ??? Parce que sinon je ne comprends pas.
daturalover
MembreTrès belle prose !
Il est très tard j’ai lu rapidement. Je réfléchirai dessus demain la je commence à avoir du mal lol, mais la première chose qui me vient à l’esprit c’est que vilain est très passif sur un board drawy et ça c’est louche. Est ce qu’il a décidé de bluff catch avec AQ par exemple, ou bien est-il entrain de drawer.daturalover
MembreOk je comprends nous utilisons le mot bluff dans 2 sens différents :
définition générale : faire folder une main qui nous bat
définition que j’utilise préflop une main de value est une main avec laquelle j’ai l’intention de stack off préflop
et une main de bluff est une main avec laquelle je bet/3bet/4bet mais que je fold vs surrelance car je serai face à un range qui me crush
(Si nous faisons folder JJ-99 en 4bettant AQ, nous rejoignons presque la première définition). -
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