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- Ce sujet contient 302 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Pe4nuts, le il y a 1 année et 4 mois.
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7 décembre 2016 à 18h50 #116495
Pe4nuts
Participant[quote quote=221399]Post très sympathique! Le culot paye, c’est ça que je retiens de la leçon du jour lol! En tout cas sympas de retracer ton évolution… on a commencé sensiblement en même temps, le parcours est bien différent. D’ailleurs si t’as des conseil pour mieux HS sur cs je prends![/quote]
Bah ça paye pas toujours, mais quand ça paye pas en fait c’est pas bien grave, la personne nous répond juste « non » et la vie continue! 🙂
Pour les HS à CS c’est assez facile: joue 30minutes de deathmatch par jour avec une bonne config (pc + souris + tapis de souris) et ça devrait aller! 😆
[quote quote=221416]Bonjour la communauté KT je suis votre actualité depuis plusieurs années mais je ne post jamais… J’ai pas pu suivre la KT radio avec Cut, y a t’il un replay disponible?[/quote]
Oui, Samedi! 🙂
@QuantumP. : Yep je m’en doutais pour le 4ème degré mais sait-on jamais! ^^
Et globalement merci beaucoup à tous pour vos retours et encouragements, mon plaisir à bosser dans et sur Kill Tilt n’a jamais été grand donc je vais essayer de bien rendre ce que vous m’apportez en soutien!
8 décembre 2016 à 12h26 #116552Pe4nuts
Participant[quote quote=221202]Que c’est comme tout : pour y arriver faut bosser.[/quote]
Oui, je rajouterai que c’est aussi beaucoup une question de méthode! Beaucoup travaillent, mais ils s’y prennent mal, et ils finissent par abandonner, épuisés d’investir autant d’énergie sans que ça paye. Sauf si on est extrêmement doué à la base, il faut structurer son approche du jeu et être bien entouré pour régulièrement bosser et progresser! 🙂
GL en tout cas, content de voir que KT t’as motivé! :smilejap:
13 décembre 2016 à 9h37 #116824Pe4nuts
ParticipantChapitre 8: La période la plus intense de ma vie
Lors du chapitre précédent je vous ai raconté en détail ma rencontre avec Ludovic Lacay « Cuts », et mon retour sur Paris au mois de Janvier 2008, étant super motivé pour tout défoncer au poker. Malheureusement, j’avais fini ce premier mois de l’année quasiment breakeven en NL50, avec un timide 300$ de gains, soit 6 buy-ins. Cependant, le mois de Février s’est beaucoup mieux passé! J’ai commencé par prendre un peu d’argent en NL50 dans les deux premières semaines… Je commençais à prendre un peu confiance, et surtout, ma bankroll continuait à monter! J’étais à plus ou moins 4 000$, ce qui faisait quand même 80 buy-ins de NL50 et donc 40 buy-ins de NL100! Et à l’époque les « stratégies » de Bankroll management n’avaient rien à voir avec maintenant. Le style était beaucoup plus aggro, et beaucoup de regs considéraient que dès qu’on avait 40 buy-ins d’une limite, il fallait aller tenter un shot! Certains disaient même dès 20 buy-ins, donc je me voyais large! J’arrivais pas trop à y croire, mais pourtant il fallait que je me l’avoue: je devais tenter un shot en NL100 dans pas longtemps… J’étais absolument pétrifié à l’idée de mettre 4 fois 100$ sur mes 4 tables, mais bon, tout le monde faisait ça… Surtout, mon entourage m’y incitait vu mes résultats en NL25 puis NL50. Je ne me rappelle plus précisément de mon winrate global depuis le début de mon aventure mi-Octobre, mais il était bon, et tout se passait donc au mieux sur ces 4-5 mois de poker intensif!
Cuts, Harri et Loïc me disaient tous: « Bon tu fous quoi encore en NL50, va tenter ta chance en NL100 au pire tu perds 10 buy-ins et tu redescends, regarde moi je suis en NL400 là! » J’ai donc fini par y aller. Je ressentais une grande pression et intensité: 2000% de mon sentiment vital et de mon énergie était accaparé par ça![caption id="" align="aligncenter" width="564"]
Je me préparais pour le grand saut en NL100, c’était mon premier gros cap, mon premier gros frisson![/caption]Et je vous vois venir! Vous pensez que là ça va être le drame et que tout va partir en cou****. Mais non. Ça s’est plutôt bien passé. Surtout, je n’avais pas aussi peur que ça de shove preflop 100$, comme je me l’imaginais. Ma première session en NL100 s’achève après moultes émotions mais je finis légèrement up, style un demi buy-in! J’étais enfin dépucelé de la NL100, et je me sentais vraiment bien! Sur les 2 semaines suivantes de Février, je jouais donc en NL100, et ça se passait tranquillement! Rien d’incroyable non plus, mais sur le mois de Février je je prends au final 1 449$ en mixant NL50 puis NL100 (j’ai retrouvé un document où j’ai noté mes gains de 2008, d’où la précision!). Je jouais toujours comme un nit style 20/15, mais bon, n’oubliez pas: les tables de l’époque étaient vraiment incroyables… Il y avait au moins 2 fishs par table, et parfois tard le soir on pouvait en avoir 3! Les regs étaient vraiment uuuultra soft à jouer (moi le premier!).
Fin Février, j’avais donc 5 100$ de Bankroll après un petit cashout. C’est le premier mois où j’ai commencé à vraiment y croire: mine de rien, j’avais gagné 1 449$, et c’était largement suffisant à l’époque pour « vivre ». Clairement, c’était pas la folie, mais ça me faisait 10 fois plus rêver de jouer au poker de chez moi, être libre, progresser, rencontrer des gens au top, que d’aller faire un « taff standard » où quelqu’un allait devoir me dire quoi faire, quand et comment. Je suis absolument drogué à l’autonomie, l’indépendance et la liberté, donc je commençais à vraiment kiffer ce style de vie et la motivation était à bloc! Je le savais: il ne me manquait plus qu’à augmenter ces résultats pour aller en NL200 et stabiliser de bons résultats sur le long terme.Le mois de Mars débuta, et les chose conitunèrent de se passer plutôt bien. Je pris 2 414$, et j’avais même fait quelques shot en NL200 vers la fin du mois, encouragé par mes potes et mes résultats récents. Ma Bankroll était à ~7 500$. Ça avait beaucoup swingué, mais je kiffais à fond, j’étais toujours confiant et en pleine progression! Les choses se passaient vraiment bien niveau poker, mieux que je n’avais d’ailleurs pu l’imaginer. Six mois après avoir quitté la FAC pour me consacrer à fond au poker, j’étais passé de la NL25 à la NL200, j’avais des potes et un coach au top, un studio, la belle vie… J’avais toujours du mal à faire mes heures et donc du volume, mais comme j’avais de bons résultats, je ne me mettais pas trop la pression, et je travaillais pas mal mon jeu. Cap ultra symbolique dont j’étais sacrément fier: J’avais fait également ma première journée à 1 000$, lors d’une session en NL200! 1 000$ pris en 2h de session, en jouant au poker en ligne devant un écran… Ça me faisait halluciner… Evidemment, scotché par ce résultat, j’avais pris le screenshot que vous pouvez voir ci-dessous.

Par contre, niveau vie perso ça n’allait plus du tout. Je me couchais extrêmement tard, du style 6 ou 7h du matin, pour me réveiller vers 14-15h. Les journées sur Paris étaient froides, le soleil se couchait tôt, et il m’arrivait de ne quasiment pas voir la lumière du jour. Désolé pour l’instant « poète maudit », mais les journées étaient très froides aussi dans mon coeur. Je m’étais complètement renfermé sur moi-même et coupé de mes émotions « sociales ». Le divorce de mes parents m’avait pas mal affecté parce que je savais qu’ils en souffraient beaucoup, mais j’avais du mal à digérer tout ça consciemment. Avec le recul, j’ai eu le temps de réaliser à quel point voir des gens qu’on aime être dans la souffrance et ne pas savoir quoi faire pour les aider, ça craint. Et ça fait même très mal.
De plus comme vous le savez, seuls ma copine et un de mes meilleurs potes savaient que j’avais quitté la Fac’ pour tenter le poker. C’était du coup assez particulier à vivre, car quand je voyais des gens, je n’étais pas 100% moi-même, pas 100% authentique. Quand ils me demandaient où j’en étais dans ma vie, je ne pouvais pas leur dire vraiment ce qu’il en était. Du coup, je voyais de moins en moins de monde. Moi qui avais l’habitude d’organiser des soirées, de motiver les gens pour aller boire un coup ou faire un restau, j’avais bien perdu de mon enthousiasme. Au lieu de faire une bouffe chez un pote et boire des coups en refaisant le monde, mes soirées étaient de plus en plus ternes et je restais beaucoup chez moi le soir, à lurker les forums de poker, mater des vidéos Youtube et des séries. Je me rappelle que j’avais justement découvert la série Prison Break, et que j’avais regardé 10 épisodes d’affilée. C’était écoeurant. J’avais fini le dernier épisode à 7h du matin, et le générique me rendait presque fou, j’avais l’impression d’être un zombie abruti devant un écran et refermé sur lui-même, vivant uniquement dans le virtuel. Je sentais bien que la vie que je vivais « c’était pas moi », que ça ne me ressemblait pas, mais je ne sais pas trop comment expliquer ça… Je ne voyais / savais pas quoi faire d’autre. Et puis surtout, le poker prenait 100% de mon énergie disponible, il ne me restait plus grand chose pour réfléchir à ma vie et prendre du recul. Lorsque j’essayais néanmoins de le faire, c’était trop le bordel, et je me remettais dans le poker.[caption id="" align="aligncenter" width="632"]
Ma vie à l’époque c’était un peu ça…[/caption]C’est comme si je me disais toujours en arrière fond: « ok c’est une sale période, et c’est normal de souffrir, mais bats-toi pour atteindre un objectif qui en vaut vraiment la peine. Encore quelques mois et tu reprendras ta vie en main, sur un rythme plus sain et normal! »
Ainsi, après ce beau mois de Mars où j’avais donc pris 2 400$ et fait ma première journée à 1k$ après quelques sessions en NL200, les choses se sont rapidement détériorées. Tout d’abord, j’ai pris une claque en 1/2$, et j’ai fait mon premier mois perdant à -2 270$. Oui, j’avais enchaîné mon best month ever et mon worst month ever. J’étais bien paumé sur le coup, sous le choc… Ça fait bizarre de monter « aussi haut » puis de retomber aussi net ensuite. Surtout quand juste derrière on enchaîne avec une rupture avec sa copine avec qui on est depuis 3 ans. Comme je l’ai dit plus haut, j’étais devenu une sorte de zombie refermé sur lui-même, donc rester en couple n’avait plus aucun sens car on ne partageait plus rien. Je ne pensais qu’à moi, ma vie, mes objectifs, mon poker, et c’est tout. Tout devait être sacrifié pour ça, mais je ne m’en rendais même pas compte… On a donc logiquement mis un terme à notre relation.Absolument plus rien n’allait: mes parents étaient malheureux, j’étais malheureux, je doutais à mort du poker vu mes récentes pertes, j’étais célibataire, et globalement seul car même quand je voyais des gens ils ne pouvaient pas comprendre ma situation vu qu’ils me pensaient à la fac. Je dormais mal et en étant totalement décalé. De plus, et je ne m’en suis rendu compte que plus tard, la philo me manquait. Je suis drogué à la réflexion philosophique, c’est comme ça. Et plus rien dans ma vie n’alimentait ce besoin vital. À chaque fois que je repense à cette période, il y a bien un truc qui était systématiquement une bouffée d’oxygène: aller à la salle de sport Aquaboulevard 2 à 3 fois par semaine avec mon meilleur pote (celui qui savait que j’avais quitté la FAC et qui avait soutenu ma décision de tenter l’aventure cette année!). Voir un super pote régulièrement pour faire du sport et voir des vrais gens, tout donner physiquement, ça me faisait énormément de bien. Après la session en plus, on allait dans l’immense piscine / spa pour se détendre, mater les babes en maillot, et déconner sur tout et n’importe quoi. Si vous ne connaissez pas Aquaboulevard à Paris c’est assez sick: c’est presque une mini ville sur 3-4 étages avec plein de salles de sports, des boutiques, un cinéma, restaus, et un immense complexe de piscines / jaccuzi / hammam / sauna! Bref, spéciale dédicasse à mon pote FEfeN qui a été un immense soutien pour moi dans cette période, même si je pense qu’il ne s’en est pas rendu compte, car on partageait juste ça entre potes.
Malheureusement, à part ce petit rituel de sport 2-3 fois par semaine, mon hygiène de vie restait désastreuse… Comme dit plus haut, je me réveillais très tard, et de plus en plus… Parfois vers 16h. Parfois encore plus tard. Je me rappelle d’une fois horriblissime où je me suis endormi à 9h du matin pour me réveiller à 18h lorsqu’il faisait déjà nuit noire. Mon dieu, quelle angoisse! Mes réveils se ressemblaient tous pas mal: je me sentais à la fois mal, à la fois « vide ». J’essayais de positiver en faisant une liste mentale de ce qui allait bien dans ma vie, et je peinais à trouver quelque chose de positif. C’était d’autant plus difficile que lorsque j’allais dans la salle de bain j’avais la gueule pas mal envahie de boutons. Vous savez les boutons rouges qui font juste mal, qui sont ultra visibles, et contre lesquels on ne peut rien faire à part attendre qu’ils partent. Bref, j’étais dans une sorte de phase dépressive mais je ne le savais pas encore, car je n’avais pas encore totalement touché le fond.
[caption id="" align="aligncenter" width="595"]
L’image représente assez bien le lourd fardeau que j’avais l’impression de me trimballer quoique je fasse![/caption]Au milieu de tout ça, le temps passait et il fallait bien grinder. Le mois de Mai, je continue donc le travail, mais les deux premières semaines se passent mal. Très mal. Ma Bankroll était à 7 500$ il y a 3 semaines, et avec les cashout + un gros bad run mélangé à du bad play, elle retombe à 2 500$. Retour à la case départ. En à peine plus d’un mois, 5 000$ s’étaient évaporés. Là ça y est, j’avais vraiment touché le fond. En tout cas, ce fût mon propre point de rupture et mon premier gros choc pokéristique. Paradoxalement, c’est aussi là que j’ai enfin pu souffler, et me recentrer sur moi-même. Je me rappellerai toute ma vie de la scène suivante que je vais vous décrire, et j’y repense d’ailleurs encore aujourd’hui, de temps à autres. Ça aussi c’est difficile à expliquer, mais il y a des moments dans votre vie où vous avez des sortes de prises de conscience, et ça vous marque au fer rouge. Ensuite, votre vie n’est plus jamais la même tellement la prise de conscience est violente, intense, douloureuse, mais aussi libératrice et pleine d’une immense énergie et volonté de s’en sortir. Voici donc ce qui s’est passé dans ma tête en l’espace de quelques minutes, un après midi à Paris, sur un banc. Et je vais parler ici comme la petite voix dans ma tête le faisait à l’époque:
« Ok, là je suis au fond. J’ai peur, et j’ai jamais été aussi mal de ma vie. J’avais 7 500$ de Bankroll et une meuf géniale, mais la première a fondu à 2 500$, et la deuxième est partie. » À ce moment précis, j’étais sorti pour me changer les idées car je ne me voyais pas rester enfermé, j’étouffais. Je suis allé en bas au kebab du coin qui était d’ailleurs fort bon, et j’ai pris une bière en canette (fort mauvaise), en plus du sandwich. Je me suis assis sur un banc tout pourri dans un petit parc / jardin près de « Porte de Vanves », et j’ai réfléchi. « Ok, bon ben j’ai touché le fond, et alors en fait? Est-ce que c’est vraiment le drame? J’ai pas de maladie grave, je suis jeune, j’ai un beau petit studio, et j’ai quand même plein de potes si je me motive à les revoir. Il me reste 2 500$ de Bankroll, je ne suis pas totalement broke! Je suis entouré de supers joueurs de poker, et je sens que j’ai du potentiel! Bien sûr ça craint grave d’en être arrivé là, mais peut-être que la vie m’a envoyé en pleine face la claque dont j’avais besoin pour que je me relève bien plus fort, en faisant les choses bien et en affrontant mes problèmes. »
En quelques minutes, l’immense tumulte qui régnait dans ma tête s’est apaisé. L’énergie, la lumière, l’espoir et l’envie de me battre revenaient! Tout était plus clair et simple à encaisser tout à coup. J’ai arrêté de me plaindre et de me morfondre, et je me suis dit: « Ok let’s go, y a du boulot, mais je peux le faire, y a pas de raison. » J’ai fini mon kebab, j’ai siroté la fin de ma canette de bière, et je suis remonté dans mon studio prêt à en découdre avec le poker et avec la vie. Je ne sais pas pourquoi c’est seulement après avoir lourdement souffert de nos erreurs qu’on décide enfin de changer, mais c’est ce que j’ai constaté bien souvent chez moi et bien d’autres personnes.
J’avais accepté un fait simple: on récolte ce qu’on sème. J’avais fait de la merde au poker, j’avais pris cher. J’avais fait de la merde à me renfermer sur moi-même, mon couple avait volé en éclat et je voyais presque plus de potes. Je m’étais vu trop beau, j’étais retombé bien bas. Il me manquait certaines compétences essentielles pour aller au bout de mon projet, mais j’étais décidé à les développer pour faire les choses bien. Échouer est inévitable. Il ne tient qu’à nous de tirer les leçons de l’échec pour s’améliorer, et essayer encore. Je ne connaissais pas la phrase à l’époque mais c’est une de mes citations favorites désormais: Learn to fail, or fail to learn.
13 décembre 2016 à 9h52 #116825jojolino
MembreGénial Peanuts ton histoire !
J’ai tout lu d’un coup hier, et là ce matin je tombe sur la suite.
Cet aprem, après mes cours je créé mon blog, j’ai découvert Killtilt il y a 2 jours et franchement ça me fait un bien fou à mon faible poker. 🙂
13 décembre 2016 à 12h14 #116833Oh_my_god
Membreslt Peanuts ,
sympas ton parcours vivement que la suite arrive et pressé de savoir comment tu a pu te sortir de cette addiction .
Le poker n ai pas un jeu aussi facile qu il nous fait paraître , il nous fait passer par de multitude d’émotion différente je pense d ou la raison d avoir un bon mental pour faire face a tout ça .
Tiens d’ailleurs toi et moi nous avons un point en commun moi aussi tout comme toi je suis devenu fou de prison break j ai aussi maté la série d’un trait de 21h a 8h du mat lol .
13 décembre 2016 à 12h45 #116837jctiti
MembreBonjour Pe4nuts
Cela faisait un petit moment que je ne m’étais pas connecté sur ton site et il est toujours aussi agréable de voir que son contenu est si riche et intéressant.
Merci de (te) livrer dans cet article (ton expérience) en toute simplicité. Me lire n’est pas simple par contre,comprendra qui pourra 😉
Enjoy Killtilt 🙂 🙂
13 décembre 2016 à 13h41 #116841RaiseRiver
MembreYépa, l’épisode 8 :). Parfait pour le train pour rentrer sur Nissa après le boulot :).
13 décembre 2016 à 18h43 #116871Mr c0cktail
Membre. Il ne tient qu’à nous de tirer les leçons de l’échec pour s’améliorer, et essayer encore. Je ne connaissais pas la phrase à l’époque mais c’est une de mes citations favorites désormais: Learn to fail, or fail to learn.
Je crois que ça devient la mienne aussi ! :love:
Ma partie préférée de ce blog ! Là où mentalement ça a été dur puis la remise en question. Et moi quand je perdais des 100€ je tiltais pour stop le poker! 😆 Toi t’as bien tenu alors GG, on verra ça dans le prochain épisode ! :plusun:
14 décembre 2016 à 2h39 #116904Blu3D4rk
MembreCe chapitre est douloureux ! J’ai eu la boule au ventre ! Vivement le prochain chapitre !
14 décembre 2016 à 9h05 #116927salamsati
MembreBonjour Pe4nuts,
Ceci est mon premier message sur Kill Tilt. En tant que joueur purement récréatif, je suis un
lurker occasionnel des différents contenus poker du web. Je passe de plus en plus de temps sur Kill Tilt,
car, d’une part, je trouve que le contenu y est fort intéressant et d’autre part, j’apprécie beaucoup
l’esprit du site et du forum.Ton parcours poker est vraiment très instructif. A ce propos, j’avais quelques questions (qui
mériteraient peut être un fil de discussion à elles seules ;-)). Tu as abandonné des études de
philosophie pour te consacrer au poker. Pour le commun des mortels, cela peut paraître antinomique.
(je précise bien « pour le commun des mortels », car ce n’est pas du tout mon point de vue, ni
probablement, celui de beaucoup de joueurs). En effet, la philosophie représente en quelque sorte
une recherche de sens, alors que pour les non-initiés, le poker est tout le contraire : ce n’est
qu’un jeu (donc pas sérieux) de hasard (typiquement le truc sur lequel un homme n’a aucun pouvoir)
et d’argent (et, comme tout le monde le sait, l’argent ne fait pas le bonheur ;-)), qui, plus est,
addictif (donc perte de volonté et gaspillage …).Je précise encore une fois, que ce n’est pas du tout mon point de vue.
Le poker peut être une source d’épanouissement à partir du moment ou il est bien vécu et bien géré.
Personnellement, j’y vois un formidable outil d’entrainement pour pleins d’aspects (discipline, maîtrise de soi,
détachement, recherche d’équilibre, etc.)Bref, je voulais te demander :
– Lorsque tu as basculé de tes études de philo, à ta vie de joueur de poker, as-tu ressenti une perte de
sens ? Est ce que cette perte de sens était une des causes de ton passage dépressif ? As-tu eu besoin de
trouver un sens à ton activité poker pour remonter la pente ? Si oui, lequel ?
– Selon toi, la philosophie a t’elle sa place dans le poker (et réciproquement) ?
quels sont les liens qui unissent ces 2 disciplines ?Sur Kill Tilt, on peut y trouver des vidéos sur les compétences que le poker te permet de développer dans
la vie de tous les jours ou ta derniére vidéo avec Ludovic Lacay sur les capacités professionnelles.
Est ce qu’il existe une même vidéo sur la philosophie dans le poker ? Si ce n’est pas le cas,
je suis sur qu’il y a moyen d’en faire une sur ce sujet. Ce serait bien prise de tête … ;-).Sur ce, je transmets tous mes encouragements à l’équipe Kill Tilt. Courage, plaisir et bonne humeur !
14 décembre 2016 à 11h22 #116946Pe4nuts
ParticipantMerci pour tous vos messages ça fait grave plaisir de savoir qu’un chapitre comme ça vous a plu, je crois que je me suis jamais livré autant « en public » donc j’appréhendais un peu! Mais bon j’avais vraiment besoin de vous raconter authentiquement mon parcours sans langue de bois, donc tant mieux! 🙂
@jojolino: Content que ça te motive à créer un blog et que Kill Tilt fasse du bien à ton poker, c’est le but! 🙂
@Oh_my_god: Par contre j’étais pas du tout dans l’addiction, au contraire: j’avais toujours beaucoup de mal à faire du volume! C’est plutôt la petite phase dépressive dont j’ai du me sortir, heureusement ça n’a pas duré longtemps!
@salamsati: Content que l’esprit du site et du forum te plaise! On fait le maximum pour l’entretenir et tenir nos valeurs, donc c’est cool si ça paye et que vous vous en rendez compte! Pour répondre à tes questions:
– Ta question sur la philo et le poker est très intéressante. En effet, la philo c’est surtout une quête de sens, tenter de comprendre autant que possible le monde en gardant un esprit critique. Pour te répondre directement: non je n’ai pas immédiatement ressenti une perte de sens en arrêtant la philo pour aller vers le poker. C’est venu plus tard. La raison à cela est que le poker me permettait de répondre à des valeurs qui pour moi ont énormément de sens également: autonomie matérielle à 100%, liberté et responsabilité à 100%, ne pas avoir son propre de patron et bien gagner sa vie.
Donc la philo m’apportait du sens sur le plan théorique, mais pas sur le plan pratique! En gros le poker m’a aidé à avoir du sens sur le plan matériel et pratique de la vie, et ça a remplacé temporairement le sens que je cherchais aussi en philo. Avec le temps, la philo et le savoir en général m’ont manqué, et je m’y suis remis comme un « hobbie ». Actuellement je passe toujours environ 10-20h par semaine à lire et regarder des vidéos sur des sujets qui me passionnent: philosophie politique, psychologie, neurosciences, développement personnel, vulgarisation scientifique, neurosciences, etc…– Au moment où j’ai connu un petit épisode dépressif, ça n’était par contre pas du tout lié à une perte de sens. La raison était juste qu’en 2-3 mois plein de choses se sont effondrées autour de moi: les « rails » confortables de la vie étudiante, mon couple, mes résultats au poker, mes relations avec mes amis qui étaient trop rares, mon rythme de sommeil, etc…
– Ce qui a le plus apporté de sens pour moi au poker par la suite ça a été d’apprendre plein de choses sur le mental pour être « plus heureux » en jouant au poker, et transmettre ça gratuitement pour aider d’autres joueurs qui vivaient les mêmes difficultés que moi. C’est à dire presque tous les joueurs de poker en fait, puisqu’on tilt tous, on a tous des périodes de démotivation, de doute, etc…
– Quant à savoir si la philo a sa place dans le poker et vice versa c’est un peu compliqué mais disons que la philo c’est juste « réfléchir sur un sujet, faire des théories, concepts… ». Donc bien sûr on peut philosopher sur tout et n’importe quoi, également sur le poker. Et le poke c’est un jeu de stratégie très poussé et riche, donc la philo au sens large (réflexion) y a sa place. En un sens, réfléchir sur ses objectifs, faire du « Mental au poker », c’est faire de la philo sur le poker quoi! 🙂
Je vais voir si y a moyen de faire une vidéo style « Petite philosophie du poker », mais je te garantie rien! Surtout, la plupart des gens n’aprpécient pas du tout la philosophie, trouvent ça chiant, long & ennuyeux, donc je doute fortement du succès d’une vidéo sur le sujet! :p
Encore merci à tous et rendez-vous mardi prochain pour le dernier chapitre de 2016 avant la petite pause de Noël! :0009:
14 décembre 2016 à 11h34 #116948guippo
MembreJe suis nouveau sur KT et franchement bravo pour ces récits.
C’est passionnant mais ce qui me touche particulièrement c’est la franchise et la précision avec laquelle du explique la complexité de la situation et de ton état d’esprit. Là ou beaucoup trop de joueur pro parlent de la facilité de faire de l’argent à l’époque toi tu mets l’accent sur les à côtés très compliqués que t uas vécu.
14 décembre 2016 à 18h01 #117005salamsati
MembreMerci pour tes réponses.
Ne t’inquiète pas, installe toi sur le divan, met toi à l’aise, enlève ta poker face et continue à te livrer … On s’occupe de tout 😀 😀
Plus sérieusement, c’est cool d’avoir ce récit de ton parcours. Ca force le respect.
14 décembre 2016 à 18h45 #117011Pe4nuts
Participant[quote quote=222340]Là ou beaucoup trop de joueur pro parlent de la facilité de faire de l’argent à l’époque toi tu mets l’accent sur les à côtés très compliqués que t uas vécu.[/quote]
Ben le pire c’est que c’était vraiment « facile » de faire de l’argent à l’époque vu le faible niveau. Cependant, les connaissances sur la variance et la technique et plein d’aspect mentaux n’étaient pas du tout aussi développées que maintenant, donc pour les gens comme moi pas spécialement doués, ça faisait quand même super peur tout ça! 🙂
[quote quote=222421]Ne t’inquiète pas, installe toi sur le divan, met toi à l’aise, enlève ta poker face et continue à te livrer … On s’occupe de tout Plus sérieusement, c’est cool d’avoir ce récit de ton parcours. Ca force le respect.[/quote]
Merci! Mais bon le plus dur est fait, c’était sûrement la période la plus noire et difficile de ma vie donc si j’ai réussi à vous raconter ça j’aurai aucun soucis à vous raconter authentiquement tout le reste, à côté de cette mauvaise passe ce qui suit c’est de la rigolade… Enfin c’était loin d’être rose et y a eu plein de moments super difficiles, mais rien à voir avec ce que j’ai raconté dans ce chapitre!
Merci à tous pour vos retours en tout cas, ça fait plaisir de savoir que mes petites aventures persos peuvent faire echo chez certains!
15 décembre 2016 à 17h40 #117092zorus21
MembrePour les amateurs de prison break, rejouissez vous , Michael n’est en fait pas mort et une suite est prevue en 2017, cette fois c’est son frangin qui va essayer de le liberer de sa nouvelle prison.
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