Livre terminé, et effectivement la partie 2 a plus d’intérêt que la partie 1 (très datée). Ce qui me surprend le plus est l’extrême variabilité des résultats d’un joueur même ultra compétent : dans mon esprit, un winrate de 10 BB/100 correspond à 1 cave toute les 1000 mains. Comme si ça pouvait être une ligne droite ascendante ! En rationnalisant je comprend évidemment que ça varie, comme une sinusoïde autour d’une ligne droite. Mais en réalité, c’est carrément les montagnes russes ! Pokerdope montre que même avec 10BB/100 de winrate, un down de 20 caves reste possible avec 6% de probabilité sur 1000 mains, ce qui n’est pas rien, combien de bad beat avons nous prit alors que vilain avait moins de 6% d’EV…
Bref, si je sais pourquoi je préfère le cash game aux autres formats, moins de variance ne veut pas dire plus de variance, et j’aime bien la façon dont Newall prend la chose en écrivant en substance qu’il faut accepter que les gains comme les pertes d’un nombre conséquent de mains sont d’avantages liés à la variance qu’à la qualité du joueur, quel que soit l’edge du joueur en question : cela rend humble sur le résultat immédiat.
Je pêche au moins autant par crainte des périodes de drawdown que des périodes d’euphorie, les 2 ayant des répercutions encore trop fortes sur mon jeu et surtout sur le plaisir que j’y prend. Mon objectif 2022 est clairement moins un focus sur la technique ou la limite jouée que sur un apaisement des sensations ressenties du fait du résultat.